Un doctorat honorifique décerné à Edith Cloutier

Edith Cloutier recevant son doctorat honorifique. (Crédit : Université Concordia)

La directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, Edith Cloutier, a reçu un doctorat honorifique de l’Université Concordia lors de la cérémonie annuelle de la collation des grades, le 11 juin dernier. Accompagnée de sa famille, collègues et amis, la membre de la Première Nation Anishnabe a été reconnue, dans la catégorie Droits des peuples autochtones, pour l’ensemble de son travail au service du mieux-être de la communauté autochtone urbaine.

L’Université Concordia remettait cette année onze doctorats honorifiques à des personnalités éminentes s’étant démarquées de façon exceptionnelle dans un domaine particulier.

Un moment inédit pour Edith Cloutier

Edith Cloutier cumule près de 30 ans à la direction générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. Au cours de son parcours professionnel, elle a défendu sur plusieurs tribunes les intérêts des Autochtones vivant en milieu urbain. Pendant 20 ans, elle a présidé le conseil d’administration du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec. Mme Cloutier siège présentement au conseil d’administration provisoire du Conseil national de la réconciliation et elle occupe aussi le poste de secrétaire au sein du conseil d’administration de l’Association nationale des centres d’amitié.

Activement impliquée dans son milieu, son engagement envers les droits des peuples autochtones lui a valu plusieurs prix de reconnaissance dans la dernière année, dont la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec et le Prix de la justice du Québec pour son rôle déterminant dans l’accompagnement et le soutien des femmes autochtones dans leur processus de dénonciation de situations d’abus à leur égard.

« C’est avec beaucoup d’appréciation et une grande humilité que j’accepte ce doctorat honorifique et je vous remercie de tout coeur pour ce grand honneur […]. » (Traduction libre)

Un message d’espoir

Edith Cloutier a profité de cette tribune pour s’adresser à la prochaine génération.  « […] La portée de cette journée me confère une mission : celle de transmettre un message d’espoir », souligne Edith Cloutier lors de son allocution. « L’espoir d’une société plus juste et équitable, d’un Canada respectueux des Premiers Peuples, l’espoir d’une réconciliation qui régénérera nos liens entre Nations, nos relations entre citoyens et le respect entre humains. »

À l’occasion de la remise du doctorat, Edith Cloutier a rappelé ceci : « […] mes premières pensées vont à mes sœurs, les femmes et les filles autochtones, à celles qui ont puisé dans leurs ressources intérieures les plus profondes pour briser le silence, pour donner une voix à la vérité afin de se libérer du fardeau de l’injustice, de l’indifférence et de la violence. Nous avons tous hérité d’une histoire commune qui relie le destin des peuples autochtones à celui de ce pays. Nous ne pouvons certainement pas changer le passé, mais nous pouvons décider individuellement et collectivement de transmettre un message d’espoir. […] Le temps est venu pour la réconciliation. » (Traduction libre)

Edith Cloutier entend poursuivre ses efforts de sensibilisation sur les différentes tribunes nationales et internationales. Plus particulièrement, elle poursuivra son travail, son implication et son soutien considérables envers les femmes autochtones, au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or.