Uashat mak Mani-utenam: Élections 2019, annonce 2 candidatures

Antonio «Pipo» Fontaine et Victoria Régis. Photo : Suzanne Régis

Uashat/Mani-utenam – Bien que les élections de Uashat mak Mani-utenam n’auront lieu qu’en 2019, certains soulignent déjà leur intention de se présenter comme candidats. Lors d’une conférence de presse tenue le 24 septembre dernier au Musée Shaputuan l’entrepreneur Antonio «Pipo» Fontaine a annoncé son intention de briguer le poste de chef et dans l’équipe de celui-ci, Victoria Régis postulera au poste de conseillère.

Antonio «Pipo» Fontaine a parlé des principales orientations qui se trouveront dans sa plateforme politique. S’il est élu, ses priorités seront de venir en aide aux gens défavorisés entre autres les aînés, les étudiants et les jeunes femmes qui reçoivent l’aide sociale.

Il y a presque un an déjà qu’ils ont entrepris leur campagne électorale. Ils ont fait des rencontre avec plusieurs membres de la communauté, entre autres les démunis qui vivent dans des piètres conditions.

Piteux état des maisons

M. Fontaine et Mme Régis ont visité les maisons de quatre femmes. L’état lamentable des maisons laissait à désirer. Dans certaines maisons, les portes d’entrée présentaient des infiltrations d’air. « Dans certains de ces lieux, il y avaient des cadrages de porte détériorés, où on pouvait voir la lumière du jour. J’ai rencontré d’autres personnes qui nous ont de- mandé de venir voir leur domicile. Je leur ai dit que j’en avais vu assez. […] Assez pour dire qu’il y a des gens qui vivent dans ces maisons dans les froids d’hiver. […] Une aînée m’a confié que sa porte d’entrée s’était ouverte un soir d’hiver. Elle a pensé que le système (de chauffage) ne fonctionnait pas, elle a touché le radiateur et il était très chaud. En sortant de sa chambre elle a vu que sa porte était grande ouverte et le vent s’y engouffrait. Nous avons tout pris en photos et en avons fait un album. Nous en avons la preuve », a décrit Antonio Fontaine.

 

Mme Régis a ajouté que ces femmes sont découragées. « Il n’y a eu aucune réparation dans leur maison, pourtant nous payons notre maison, nous disent-elles. Le Conseil déduit le paiement du loyer de nos prestation d’aide sociale, mais pourtant jamais nos maisons sont réparées disent-elles ».

«Pipo» Fontaine avait eu l’information au sujet du budget voté par le Conseil pour la réparation des maisons; celui-ci n’était que de l’ordre de 50 000$. « 50 000$! Ça ne vaut rien si on tient compte de toutes les maisons lamentables à réparer. Est-ce que l’état de leurs maisons restera toujours comme ça? C’est un dossier que je travaillerai [si je suis élu] », s’est-il insurgé.

Aînés

M. Fontaine se préoccupe égale- ment du bien être des aînés. Il a expliqué que ceux qui reçoivent leur prestation de la Sécurité de la vieillesse vivent dans des situations financières précaires. « Certains n’ont plus d’argent au bout d’une journée ou deux. Je leur demande comment est-ce possible? Ils m’ont expliqué qu’ils avaient aussi entre autres des enfants, des petits enfants dont ils devaient prendre soin ».

 

Vivre de prestations d’aide sociale

Ils ont aussi rencontré des femmes qui vivent de l’aide sociale. Bien des femmes vivent des situations financières difficiles auxquelles elles doivent faire face quotidiennement. Victoria Régis déplore les déductions d’une pension alimentaire de leur prestation d’aide sociale. Elle a précisé que c’est une des priorités qu’elle accordera si elle est élue conseillère. « Selon moi, l’aide sociale ne devrait pas être soustraite dans ces cas-là. L’argent de l’aide sociale doit servir à subvenir aux besoins essentiels des enfants comme faire l’épicerie, payer le loyer et l’électricité… Comment voulez-vous qu’elles vêtent leurs enfants, les nourrissent bien? Je préconise que même si ces gens reçoivent 1000$ de pension alimentaire, cela ne sera pas déduit de leur aide sociale, parce que l’argent reçu de la pension alimentaire sera dédié aux enfants. C’est comme ça que je vois les choses ».

M. Fontaine a renchéri qu’il ne reste à certaines de ces jeunes femmes que 30, 40, 50$ pour un mois. « Qui pourrait manger avec ça?! Moi je pense qu’on peut les aider ». Je parle juste de l’électricité, je ne sais pas combien certains doivent payer 150$ ou 180$ ? Nous allons trouver le moyen que l’électricité soit défrayée par le conseil. L’argent qui aurait servi à payer leur hydro, pourra servir pour faire l’épicerie. Ce ne sera pas pour une aide ponctuelle, mais tout le temps. C’est comme ça qu’on va faire notre programme, si j’entre au conseil. »

Étudiants

Les étudiants ont aussi été consultés et ces derniers ont souligné leurs manques. Ils leur ont parlé des problèmes qu’ils vivent pendant leurs études, des difficultés qu’ils vivent lorsqu’ils sont entre autres à Québec, Montréal,Trois-Rivières,Chicoutimi. Ils nous ont tous parlé de ce qu’ils vivent et nous avons noté tout ce dont ils manquaient», a partagé Mme Régis en précisant que les problèmes reliés aux faibles allocations les limitaient.

Pipo Fontaine aimerait aussi mettre de l’emphase sur les problématiques vécues par ceux-ci. « Dès que nous saurons tout l’argent qui est attribué à l’éducation, s’il manque d’argent… Je suis assuré que nous pouvons aller chercher les argents nécessaires dans le cas où le budget ne suffit pas (dans l’éducation). Si les besoins ne sont pas exagérés, je suis assuré d’être capable d’en trouver que je leur ai dit. Ils ont vraiment apprécié ce que nous leur avons soumis. »

 

Mais il y a d’autres choses que M. Fontaine veut travailler. « J’ai 5 autres projets, mais j’en parlerais éventuellement », a-t-il conclu.