Négociations territoriales: Rencontre avec le premier ministre

Le conseiller politique Benjamin Bélair, le premier ministre François Legault, le secrétaire aux relations gouvernementales et stratégiques, Carl Cleary, posent avec le chef Clifford Moar et le chef Martin Dufour. Photo : Courtoisie- bureau du premier ministre

QUÉBEC – Le premier ministre François Legault a rencontré les chefs Clifford Moar de Mashteuiatsh et Martin Dufour d’Essipit pour discuter du dossier de la négociation du traité entre les Premières Nations du Regroupement Petapan, le Québec et le Canada.

Représentant les Premières Nations innues de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashkuan, qui comptent 8 000 Innus, le Regroupement Petapan s’est donné pour mission de faire la négociation territoriale avec les deux paliers de gouvernement afin d’en venir à la signature d’un traité. « La démarche entreprise par le Regroupement Petapan, à la demande des chefs des trois Premières Nations concernées, vise deux buts principaux : la confirmation et le respect de nos droits et la prise en charge de notre avenir collectif. Ce traité, que nous voulons honorable, concerne l’avenir de nos Premières Nations », ont unanimement déclaré les chefs des communautés innues.

 

Une première

Depuis l’élection de la CAQ et de François Legault, cette rencontre, qui s’est tenue le 13 février est la première à ce sujet. À l’issue de cette discussion, par le biais d’un communiqué, les chefs ont déclaré être satisfaits « de la volonté exprimée par le premier ministre de convenir d’une entente avec les Premières Nations du Regroupement Petapan, de poursuivre les discussions sur la base d’une relation de Nation à Nation et de conserver le suivi de ce dossier à son niveau, en collaboration avec la ministre responsable des Affaires autochtones », a cité le communiqué.

 

Historique

Sur le site internet www.petapan.ca, il est possible de consulter l’histoire du regroupement qui a connu des hauts, des bas et des rebondissements. Or, de juillet 2000 à aujourd’hui, il faut toutefois convenir du fait que les politiciens autochtones n’ont jamais lâché pour en venir à une entente qui saurait satisfaire tous les clans concernés. «Aujourd’hui et plus que jamais, l’intention des Premières Nations du Regroupement Petapan est d’en arriver à un traité qui constituera un règlement acceptable », peut-on lire en guise d’explication sur le Web.

 

Quelques points importants

Les principaux enjeux sont d’abord que le traité garantira aux Premières Nations de Mashteuiatsh, Essipit et Nutashkuan toute la latitude nécessaire à leur épanouissement collectif dans tous les domaines et tous les champs d’action propres à un gouvernement innu autonome et tourné vers l’avenir. Aussi, en plus de la continuité des droits ancestraux, des modalités de gestion ou de cogestion seront clairement établies dans le respect des spécificités culturelles des Innus. Il est également question des moyens d’assurer le développement socio-économique, de l’éducation et de la justice.

Jusqu’au 31 mars

Pour possiblement mettre un terme à cette négociation, le premier ministre s’est exprimé quant au fait qu’il serait temps de mettre n à ces pourparlers qui durent depuis tant d’années. Pour leur part, les chefs ont évoqué l’importance de ce projet de traité relatif aux droits ancestraux.


CE QU’ILS ONT DIT…

« Ce traité nous permettra de réaliser notre projet de société et déterminera la nouvelle relation que nous souhaitons entretenir avec les nations canadienne et québécoise. »Regroupement Petapan