Élections : L’APNQL souhaite que les enjeux autochtones soient abordés

(Crédit : Serghei Piletchi, Thinkstock)

Alors que la campagne électorale est officiellement amorcée partout au Québec, les enjeux autochtones intéresseront-ils les candidats des différents partis politiques ? C’est ce que souhaite l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL).

Par voie de communiqué, l’APNQL mentionne qu’elle « exigera des engagements fermes de la part [des leaders politiques] sur des enjeux prioritaires, trop souvent absents et ignorés lors des campagnes électorales. » Le premier engagement demandé est que le prochain gouvernement élu tienne une rencontre avec les chefs des Premières Nations afin de s’informer de leurs enjeux.

Prendre ses responsabilités

Le Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, appelle le prochain gouvernement à prendre ses responsabilités. « Personne ne contestera le fait que les enjeux des Premières Nations à l’échelle du pays, occupent une place sans précédent, sauf au Québec, où les gouvernements se succèdent et prennent l’habitude de remettre au suivant, la responsabilité de trouver des réponses à nos attentes », remarque-t-il. Il dit qu’il croit que les Premières Nations ont simplement envie d’avoir un gouvernement qui aura le courage politique d’agir.

Implication dans la campagne

Ghislain Picard prévoit de surveiller attentivement la campagne électorale, puisque selon lui « nous avons une responsabilité d’être à l’écoute et de réagir si nous jugeons qu’il y a atteinte à ce que nous considérons comme étant nos droits les plus fondamentaux. » La mise en œuvre au Québec de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, la légalisation du cannabis, la sécurité publique, le partage des revenus et la commission Viens sont quelques-uns des dossiers qui méritent d’être attentivement observés par ceux qui dirigeront le Québec dès le 1er octobre.

En date du 23 août, le Chef Picard prévoyait envoyer une lettre à chaque parti politique, détaillant les engagements concrets attendus du prochain gouvernement. Reste à voir si le gouvernement élu le 1er octobre répondra positivement à la première demande de l’APNQL, soit celle d’organiser une rencontre avec les chefs autochtones dans les 100 jours suivant l’élection.

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