Le ministre Geoffrey Kelley quitte la politique

Le ministre des Affaires autochtones se dit fier des réalisations accomplies pendant son mandat. (Crédit : David-Alexandre Vincent)

Le ministre responsable des Affaires autochtones du Québec, Geoffrey Kelley, ne sollicitera pas de nouveau mandat lors des prochaines élections en octobre. Le député de Jacques-Cartier et ministre des Affaires autochtones pendant 7 ans dit quitter la vie politique avec le sentiment du devoir accompli.

Décision difficile
Geoffrey Kelley, qui cumule 28 ans d’expérience dans le milieu politique, explique qu’il s’agit d’une décision qui fut difficile à prendre. Il sait toute l’implication que nécessitent les fonctions de député et ne souhaite pas solliciter un nouveau mandat sans avoir la certitude qu’il sera être capable de déployer toute ses énergies durant quatre ans. « Je ne suis pas un député très partisan alors parfois, lors de la période de questions, c’est un peu comme un show, alors la partisanerie devient un peu trop exagérée à mon goût », explique-t-il.

L’éducation, une priorité
Enseignant de formation, l’homme politique estime avoir bien agi dans le domaine de l’éducation. Étant donné la jeunesse des populations autochtones, il croit que d’offrir plusieurs services en matière d’éducation est une priorité. Il évoque entre autres la réalisation des quatre centres d’éducations aux adultes au Québec dont l’Institution Kiuna à Odanak, le Centre régional de formation des adultes à Uashat et le pavillon des Premiers-Peuples à Val-d’Or . Il souligne aussi le fait que plusieurs institutions postsecondaires sont de plus en plus portées à offrir des services spécifiques aux Premières Nations.

Centres d’amitié et culture
Le ministre Kelley se dit aussi fier d’avoir pu aider les Centres d’amitié autochtones qui sont maintenant présents dans 11 villes du Québec. « De plus en plus, les Autochtones viennent s’établir dans les villes de façon permanente ou temporaire alors, de renforcer les centres d’amitié […] c’était très important pour moi, puisque les services offerts sont très utiles.

Geoffrey Kelley croit également qu’il est important de souligner, d’encourager et de préserver la culture des premiers peuples « Par exemple, chaque année, lorsque je peux, je vais au Festival Innu Nikamu qui est toujours un grand moment. […] Je pense que c’est donc très important de soutenir les artistes, les langues et la culture. »

Certains défis demeurent
Malgré les belles réalisations effectuées au cours des dernières années par son parti selon lui, le libéral est conscient que du travail reste encore à faire afin d’améliorer le sort des Autochtones. D’abord, étant donné la jeunesse dans les communautés, la création d’emploi est toujours un point d’intérêt. Le développement économique et le partage des ressources naturelles sont aussi des enjeux de taille qui resteront des points à travailler pour l’avenir. Le parc éolien Mesgi’g Ugju’s’n près de Listuguj et le centre de recherche sur la biomasse forestière de Mashteuiatsh sont des projets du gouvernement de monsieur Kelley qui, à son avis, ont été de belles réalisations afin de faire avancer ces enjeux.

En terminant, lors d’un point de presse annonçant son départ, le ministre Kelley a tenu à remercier sa famille qui a su le soutenir tout au long de ses 28 années en politique. « Vous avez toujours été au cœur de mon engagement public. Les trente dernières années n’auraient simplement pas été possibles sans votre soutien indéfectible. Je vous en remercie. » Pour le futur, il entend adopter un rythme de vie moins effréné en passant du temps auprès de son épouse, de ses enfants ainsi que de ses petits-enfants.