De jeunes policiers pour l’été

Les policiers cadets Billy Moushoom et Natasha Pien en compagnie du policier éducateur, l’agent Sheen Brazeau. (Crédit : Facebook/Police Lac Simon)

Plusieurs corps policiers autochtones au Québec accueillent de jeunes recrues dans leurs rangs chaque été. Au service de police de Lac-Simon, le programme de policiers cadets existe depuis 2 ans. Chaque année, les jeunes qui s’intéressent au métier de policier ont la chance d’intégrer le corps de police afin de devenir policier cadet.

Billy Moushoom, originaire de Lac-Simon, est l’un des deux policiers cadets cet été. Il vient de terminer le programme en techniques policières au Collège d’Alma et prendra bientôt la direction de l’École nationale de police, à Nicolet. Il y effectuera un stage de 15 semaines et par la suite , il deviendra officiellement policier. Il a déjà obtenu une promesse d’embauche au service de police de Lac-Simon. Pour Billy, retourner travailler dans sa communauté était très important. « Je dirais que c’est un atout pour les policiers parce qu’ici, je connais tout le monde. Il y a aussi la connaissance de la langue qui est très importante, c’est aussi un avantage », raconte-t-il.

Un rôle important

Bien que les cadets ne prennent pas part aux opérations policières à proprement parler, ils jouent un rôle important dans la population. De nombreuses activités de sensibilisation et de prévention sont organisées en collaboration avec le policier éducateur Sheen Brazeau.

« Ils font surtout de la prévention auprès des jeunes et de la sensibilisation au niveau de la sécurité routière. Par exemple, ils ont récemment distribué des pamphlets aux automobilistes afin de les sensibiliser au port de la ceinture de sécurité » – Le policier éducateur Sheen Brazeau

L’équipe composée du policier éducateur et des deux policiers cadets se rend aussi dans les événements comme le pow-wow, afin d’échanger avec la communauté et tisser des liens de confiance avec les citoyens.

Un rôle qui fait une différence

Le policier cadet Billy Moushoom croit que le message peut parfois passer plus facilement qu’avec un policier régulier. « Nous roulons à vélo alors on a l’air beaucoup plus ouvert et accessible que si nous étions en auto-patrouille. On peut se promener dans les parcs et vraiment là où vont les jeunes. » Et leur travail donne des résultats. Le policier cadet affirme qu’en discutant et en se rapprochant des jeunes de la communauté, cela a permis de diminuer les délits tels que le vandalisme.

Un programme dans d’autres communautés

Bien que La Voix des Premières Nations se soit intéressée au cas de Lac-Simon, des policiers cadets sont aussi présents dans la plupart des corps policiers autochtones au Québec. Les jeunes y effectuent sensiblement les mêmes actions reliées à la prévention et à la sensibilisation. Il s’agit d’une façon pour les corps policiers locaux d’obtenir de l’aide pour les opérations, mais également d’assurer une relève pour le métier de policier.

Billy Moushoom suggère à tous ceux qui seraient intéressés par le métier de policier de postuler l’été prochain afin de devenir policier cadet. Selon lui, cette belle expérience leur permettra assurément de confirmer leur volonté de servir les forces de l’ordre.