Commission parlementaire spéciale sur la protection de la jeunesse : Les enfants autochtones doivent être inclus à part entière

Le premier ministre, François Legault, a décidé de créer la Commission parlementaire spéciale sur la protection de la jeunesse après la mort atroce de la petite martyre granbyenne. Photo Christophe Boisseau-Dion

 

Québec – Ghislain Picard a récemment fait une sortie publique très médiatisée afin que le premier ministre Legault intègre, selon leur réalité, les enfants autochtones dans la Commission parlementaire spéciale sur la protection de la jeunesse. « Nos enfants méritent aussi de grandir dans la dignité », a lancé le chef de l’APNQL.

Cette sortie médiatique fait suite à la récente et très soudaine décision de François Legault qui a mis en branle une Commission parlementaire spéciale qui sera présidée par Régine Laurent, l’ex-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) et actuelle analyste à LCN. Cette décision fait suite au décès de la fillette de Granby, décédée après de nombreux sévices, qui est souvent comparée à Aurore l’enfant martyre.

Surreprésentés!

Dans son discours, tout en s’appuyant sur des chiffres et des statistiques percutantes, Ghislain Picard insiste sur l’importance d’inclure les Premières Nations dans le processus de réflexion et au sein des discussions de la Commission parlementaire spéciale. « Bien que toute décision concernant un enfant doive être prise dans son intérêt supérieur et son mieux-être, la surreprésentation des enfants issus des Premières Nations dans le système de la protection de la jeunesse demeure une réalité indéniable et préoccupante, et ce, à tous les stades d’intervention », a-t-il déclaré, en ajoutant que les statistiques démontrent clairement une situation critique et alarmante.

Revoir la DPJ et le système judiciaire

En plus de demander la révision des rôles de la DPJ et des tribunaux, l’APNQL souhaitent publiciser les inégalités subies par les enfants des Premières Nations au Québec. « De plus, l’APNQL exige la nomination d’une personne issue des Premières Nations à la co-présidence de la Commission parlementaire spéciale. Et nous demandons que les enjeux spéciques aux enfants des Premières Nations fassent partie du mandat de la Commission.

Quelques chiffres alarmants

Les chiffres officiels stipulent que les signalements retenus pour les Premières Nations sont 4,4 fois plus élevés. Aussi, les enfants des Premières Nations sont 6 fois plus susceptibles que les enfants allochtones de voir leur sécurité ou leur développement jugé compromis et le taux de placement par la DPJ est 8 fois plus élevé que celui des enfants allochtones.

En équipe et pour bientôt!

Lors de récentes déclarations, François Legault a annoncé qu’il fournira plus de détails dans les semaines prochaines et il a ajouté que pour le bien de tous les enfants québécois, il collaborera avec les partis d’opposition afin de bien repenser le système de protection des enfants.