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jeudi, 1 décembre 2022
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La colère gronde chez les policiers et policières de Uashat Mak Mani-Utenam

Les 16 policiers et policières de Uashat Mak Mani-Utenam, communauté innue située à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, sont sans contrat de travail depuis le 1er juillet 2021.

Le processus de négociation en vue du renouvellement de la convention collective se bute à des obstacles majeurs. Les pourparlers, qui ont débuté en novembre 2021, piétinent et l’employeur ne prend même pas la peine de leur proposer des dates de rencontre.

L’enjeu principal du litige est le rattrapage salarial, nécessaire pour assurer la qualité du service policier à laquelle la population doit s’attendre ainsi que pour retenir les policiers et policières qui démissionnent en grand nombre.

En effet, on constate un roulement important de personnel depuis quelques années en raison du salaire offert à ces syndiqué(e)s, lequel est de beaucoup inférieur à celui dont bénéficient les policiers et policières ailleurs au Québec. Il ne s’agit pas ici d’une comparaison avec les conditions de travail qui prévalent à la Sureté du Québec ou dans tout autre service de police municipal, mais bel et bien avec celles des corps policiers des autres communautés autochtones.

« En 2019, les négociations avaient mené à un accord sur un certain rattrapage salarial.  Les deux parties reconnaissaient qu’un effort supplémentaire allait devoir être fait à la prochaine négociation afin de pallier cet écart.  Nous y voilà et nous y tenons », a affirmé Audrey Ringuette, présidente syndicale.

La semaine dernière, les policiers et policières ont accordé unanimement à leur syndicat un mandat pour entamer des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève.

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