30 hectares de terrain désignés à Lac-Simon

La zone en rouge sera réservée aux activités commerciales alors que la mauve sera une zone industrielle. (Crédit : CDEWP)

Les membres de la communauté algonquine de Lac-Simon étaient appelés à se prononcer par voie de référendum sur la désignation de 30 hectares de terrain le 31 juillet dernier. À l’issue du vote, 92 % de la population s’est dite en faveur de la désignation de ces terres, qui seront utilisées pour le développement économique de la communauté.

La désignation de terres a pour principal avantage de permettre aux entrepreneurs voulant s’établir dans la communauté de contracter un prêt auprès d’une institution financière sans avoir à obtenir le cautionnement du conseil de bande au préalable. Auparavant, le conseil de bande devait endosser les prêts contractés par les promoteurs de projet, ce qui posait problème en cas de défaut de paiement du promoteur et freinait le développement économique de la communauté.

Avec les terres désignées, la communauté se donne donc les moyens de favoriser son développement économique, tout en créant des emplois durables pour ses membres. En développant des initiatives économiques dans les secteurs commerciaux, des services et des industries légères, elle s’assure aussi de diversifier sa base économique.

Gestion des terres

À la lumière du résultat du référendum, c’est la Corporation de développement économique Wabak Pimadizi (CDEWP) qui deviendra gestionnaire des terres, qui pourront être louées à des entrepreneurs pour une période de 49 ans. Les terres seront divisées en deux secteurs : une zone commerciale et une zone industrielle. Plusieurs projets de nature économique sont sur la table à dessin pour développer la zone commerciale, dont celui de la Station-service Wabak qui sera située à l’intersection de la Route 117 et de la rue Lac-Simon, et qui devrait voir le jour sous peu. Ce projet s’est d’ailleurs vu attribuer une subvention de 1,1 M$ par le Secrétariat aux affaires autochtones dans les jours qui ont suivi le référendum.

Outre ce projet, la communauté envisage d’ouvrir un restaurant de type service rapide, à même la station-service. Un motel de 40 chambres, un centre d’artisanat et un salon de coiffure pourraient aussi voir le jour. Dans la zone industrielle, un atelier d’ébénisterie devrait ouvrir ses portes et le garage de la communauté, présentement situé dans un secteur résidentiel, devrait y déménager. Il est important de mentionner que toutes les recettes perçues des baux seront réinvesties par la CDEWP dans le développement économique de la communauté et dans le développement de services.

Construction de nouvelles habitations

Peu de temps après la tenue du référendum, la communauté s’est aussi vu octroyer une aide financière de 1 000 000 $ par Services aux Autochtones Canada. Cette somme permettra la construction de 10 unités multifamiliales. Il faut savoir que la communauté de Lac-Simon doit composer avec un important manque en matière d’habitation. Pour répondre à cette demande, la CDEWP souhaite, en partenariat avec le programme d’habitation, favoriser la création d’entreprises dans le secteur de la construction, ce qui permettrait d’augmenter le nombre de maisons construites annuellement.

À la lumière de ces deux annonces, le moins que l’on puisse dire, c’est que la communauté de Lac-Simon s’apprête à connaître l’un des plus importants essors économiques de son histoire.

La Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL) est une organisation qui a pour mission de représenter, de promouvoir, de soutenir et de défendre les intérêts des Premières Nations du Québec et du Labrador en matière de développement socioéconomique.