15e édition des Jeux autochtones interbandes 2019

Le chef d'ITUM, Mike McKenzie; le co-président, de Rio Tinto, Chantal Lavoie; le chef régional de l’APNQL, Ghislain Picard et le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier. Photo : Suzanne Régis

 

Uashat mak Mani-utenam – Plus de 1000 jeunes de différentes nations convergeront cet été vers la communauté hôte des Jeux autochtones interbandes 2019 (JAIB), à Uashat mak Mani-utenam, du 4 au 15 juillet prochains. Cette 15e édition promet de faire vivre aux jeunes des moments mémorables et des expériences de partage, d’amitié et d’harmonie, à travers le sport, la culture, les activités sociales et préventives.

Il y a quelques semaines, les chefs de la Nation Innue dénonçaient vigoureusement le fléau que représente la consommation de drogue dans leur communauté. Selon de chef d’ITUM, Mike McKenzie, bien que l’ombre plane parfois sur les communautés, il y a aussi assez de soleil pour croire. « Aujourd’hui, c’est une journée de soleil. Dans 4 mois de jeunes athlètes viendront démontrer à quel point un corps sain et un esprit libre de toute contrainte artificielle rapprochent les gens de leur origine, de leur âme et leurs racines. Ils seront ici pour compétitionner, mais aussi pour fraterniser ou découvrir des liens tellement importants qui pour plusieurs dureront toute leur vie. Je vous invite à les regarder de plus près, parce que jour après jour pendant presque 2 semaines, nous aurons sous nos yeux la relève de demain », a-t-il clamé.

Selon le chef McKenzie, la relève, par la pratique du sport, envoie un message de volonté et de détermination aux autres jeunes de même qu’aux familles qui ont des enfants. « Comme parents responsables, nous n’avons pas le droit de demeurer insensibles à pareille leçon qui doit, je le crois profondément, nous donner ce « boost » d’énergie qui nous permet comme adultes de nous battre encore plus farouchement pour le bien-être de nos enfants », a-t-il ajouté.

Vers un rapprochement

Le chef a tenu à souligner que cet événement aura aussi pour e et un rapprochement entre Autochtones et Allochtones. « Je m’en voudrais de ne pas souligner l’ouverture manifestée par la Ville de Sept-Îles a n de nous faciliter la tâche de la préparation des jeux. M. le maire Porlier, je tiens à ce que vous sachiez que cette main

tendue nous honore », a-t-il exprimé.

Le préfet de Sept-Îles, Réjean Porlier, est aussi très heureux de s’associer à cet événement. « Avec Mike, je suis heureux de souligner quand même tous les e orts de rapprochement qu’on a faits en- semble depuis un bon moment. Je pense qu’on peut dire que nous sommes de plus en plus comme une équipe. Je pense que c’est une belle valeur dans le sport, le travail d’équipe, être capable de se soutenir pour aller plus loin », a-t- il renforcé en ajoutant que la Ville sera là avec ses plateaux (piste de course, piscines, etc.) et qu’à un autre moment ce sera réciproque.

Le maire a ajouté que le sport est très formateur. « Ce sont les va- leurs qui entourent cela qui sont très formatrices pour les jeunes. Ça prépare les jeunes à la vie de façon générale. Il y a de fortes chances que ceux qui participeront à ces jeux-là, qui s’afficheront comme des leaders, comme de grands compétiteurs, seront des leaders de demain pour la communauté. On sait que les jeunes ont besoin d’image, de mentors, d’exemples. Et de plus en plus, on en voit dans nos communautés de ces leaders-là. Ce qui donne de l’espoir de façon générale ».

Deux co-présidents

La co-présidence sera partagée avec le chef régional de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard et le chef des opérations d’IOC, M. Chantal Lavoie.

Il est primordial, a soulevé le chef régional de l’APNQL, Ghislain Picard, de relever l’importance [des jeux]. « D’ailleurs, les chefs avec lesquels je suis appelé à collaborer, dont le chef Mike McKenzie, ont unanimement appuyé une déclaration en 2015, dans la communauté d’Essipit, où ils ont convenu de mettre de l’avant ce qu’il y a de mieux pour nos jeunes et nos enfants. Et je pense que les JAIB vont très certainement contribuer à nous rapprocher de ce principe-là, de cet esprit-là, de vraiment faire en sorte que le climat dans lequel évolue nos jeunes soit le plus positif possible. Je vais terminer en partageant quelque chose que j’ai déjà entendu il y a quelques années. Je pense que cela met en évidence les défis qui se présentent à nous. Un Mohawk des Six Nations disait qu’au Canada, quand on vient au monde Autochtone, la pensée générale ou le mythe, c’est qu’on vient au monde pour échouer. Je pense qu’il y a ces défis-là qui se présentent à nous, indépendamment des générations, mais en particulier chez les jeunes, pour relever notre estime de soi ».

Le co-président, Chantal Lavoie, de Rio Tinto, était heureux de faire cette importante annonce : « C’est avec un réel plaisir que je vous an- nonce que la compagnie minière IOC, en partenariat avec Rio Tinto, s’est engagée à titre de présentateur officiel des JAIB 2019. Nous sommes heureux de soutenir ITUM et le comité organisateur des jeux, pour les préparatifs et la tenue de cette édition ».

Il a renchéri en affirmant l’importance d’être présent comme adulte, d’être des modèles pour les jeunes. « Souvent, on sous-estime l’importance d’être présent, de soutenir les activités, d’être là dans leurs échecs et de les supporter, de les encourager à continuer ».

 

Le sport est rassembleur pour tous, Autochtones et Allochtones; c’est l’occasion de nous rapprocher, d’apprendre à nous connaître tous davantage. C’est pour cette raison qu’IOC a répondu positivement à la demande de partenariat avec ITUM, car la santé, le bien être, la collaboration, l’inclusion à la diversité font partie de nos valeurs d’entreprise, tout comme elles sont au cœur de cet événement d’ITUM », a conclu M. Lavoie.

L’importance des partenaires

Le directeur de la Société de développement économique de Uashat mak Mani-utenam (SDEUM), Ken Rock, participe aussi à l’événement. « Cela a été un plaisir à la SDEUM, d’avoir participé en tant qu’organisateur à la recherche du financement, et ce n’est jamais facile… Les jeux vont coûter très cher, on a besoin de partenaires. Il y aura d’autres partenaires qu’on annoncera avec le temps. Je pense qu’aujourd’hui, c’est la journée IOC-Rio Tinto, qui est le représentant officiel des jeux. Je le répète, d’autres partenaires vont participer à ces jeux-là et l’on a besoin d’eux !

Volet culturel

Il va y avoir une diversité de langue, a fait savoir Marie-Ève Vollant de l’Institut Tshakapesh, puisque plusieurs nations seront au rendez-vous. « Le premier but des Jeux, c’est de favoriser l’activité physique des jeunes, mais il est tout aussi important de mettre l’accent sur la langue autochtone et la culture. Tshakapesh est heureux de s’engager dans le comité organisateur et nous travaillerons pour y introduire la culture. Durant certaines périodes, des activités culturelles pourront être organisées. Nous avons pensé ériger deux sites, un à Uashat et un autre à Mani-utenam. Il faut que les jeunes soient fiers de faire partie des Premières Nations ».

Plaisir garanti!

Un des conseillers d’ITUM et aussi membre du comité organisateur, Johathan St-Onge, s’occupera des activités sociales. « Ce sont ces événements-là dont les jeunes se souviennent. Moi j’ai participé à 6 compétitions lorsque j’étais jeune et mes meilleurs souvenirs sont les soirées organisées. Maintenant, notre mission première c’est de divertir les jeunes; et je m’adresse à ce moment à eux, pour les inviter ici : nous garantissons des événements inoubliables, des super bons shows, des DJ, des rappeurs… On fera monter sur la scène des gens provenant de di- verses nations : Atikamekw, Mohawk, Cris, Naskapi… On veut vous divertir pour que vous repartiez avec de bons souvenirs. Venez vous inscrire, on a besoin de plusieurs jeunes ici dans notre communauté », a-t-il insisté.

 

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